D'un auteur pas pigeon !

dont l’ego circonspect ne se fera certainement pas pigeonner, à l’instar des cucuttards, par les nouveaux requins-sardines sévissant dans la jungle éditoriale (si l’Op peut se permettre cette image… audacieuse). Il cacarde dur (… ex mou) et nous dit : « Merci beau cou ! »

Nietzsche or Nitch ?

Jeune auteur nietzschéen, qui n'aimait pas les plumitifs, je m'en allais le cœur en bandoulière et la naïveté désolante de l'aveugle cucuttard, livrer mes premiers étrons littéraires. Comme Nietzsche, j'écris comme si j'allais faire mes besoins.
Je me fiche des formes, du style, ce qui m'importe c'est la colère, le génie colérique, l'insoumission, la révolte, l'insubordination. Les dogmes, les gros, les forts, me dégoûtent. Regardez ce qu'ils ont fait du talent, des talents innés comme à acquérir par expérimentation, une simple marchandise qui doit convenir à des critères de...Vente, d'argent, de pauvreté, de sénilité avancée, mais cela nous rappelle que la Culture, la "bonne" culture, n'est toujours que celle des faibles qui se nomment "puissants". Dans les maisons d'éditions ce sont les piégeurs, les donneurs d'espoirs, ces vils pendards qui vous proposent une publication avec une participation de 2 960 euros pour les frais de la maquette... Je n'aurais jamais signé, je suis bien trop pauvre... Heureusement!
Quant aux grandes maisons d'éditions je n'y crois guère plus, même si je vais m'affairer à leur envoyer des synopsis dès la semaine prochaine.

Eh oui… c’est ça L’Op !

Je vous admire dans votre travail de rendre une éthique à l'édition, je suis jeune et j'ai à apprendre de ce milieu qui me semble aussi dégueulasse que l'Université qui vient de m'interdire de continuer mes études, mais les arnaques je les flaire à plein nez! J'aime votre attitude d'élégance face à ces escrocs bourrés d'humanisme et de bons sentiments, quand le vampirisme n'est pas encore enclenché. L'édition indépendante reste la seule voie pour une éthique exigeante en vue non pas de circonscrire l'imagination dans des carcans dictatoriaux du "bon goût", de la "belle écriture", du "beau style", du dieu-argent, du dieu-vente, en effet il faut de l'audace pour publier de jeunes auteurs dont l'écriture est toujours ardue, rude, brute, coupante comme un rasoir. Il faut une grande dose d'"AUDACE"!

Eloge au long cou !

C'est ainsi chère Oie plate que se finit mon éloge à ton long cou, tu es courte sur pattes, mais ton long cou te permet de voir les arnaques de ces lieux de censure, dont la littérature n'est plus que cucutteries et autres billevesées suintantes et purulentes de futilités d'idéalistes naïfs ( serait-ce un synonyme pour littérature ? ).
J'aimerais me procurer vos brochures sur les différentes maisons d'édition. […] Je suis sur Lyon, et je ne sais pas si vous connaissez les éditions B…, mais je pense qu'ils font partie de cette canaille.
J'aimerais vraiment être publié, sinon je devrais vendre mes livres lors de conférences, pourquoi pas, après tout ? N'est-ce pas une preuve d'audace? De l'artisan au lecteur! Quel respect envers lui !

Daniel Stanislaw Muzard (Décembre 2008).

© Daniel Stanislaw Muzard - 2008

Fermer