L'autoédition a-t-elle le vent en poupe ?

Lulu.com est le leader de l'impression numérique et de la vente en ligne de livres d'auteurs n'ayant pas trouvé d'éditeur. Il cherche ces jours-ci à s'introduire sur le marché boursier de Toronto. D'autres sites du même acabit existent : Thebookedition, BoD, Dupli-Print et se développent. Thebookedition publie et met en ligne plus de 150 ouvrages par mois, et les trois autres le talonnent.

L'Autoédition en passe de dépasser l'édition en nombre de nouveautés annuelles ? Tout le monde se pose la question depuis qu'aux Etats-Unis une enquête à montré que c'était le cas.

Ce qui est certain c'est que l'autoédition « sauvage » par le biais de ces sites explose alors même que les approches plus traditionnelles prônées pat l'Association des auteurs autoédités (AAA) stagnent au point d'en changer l'intitulé afin de ratisser les adeptes de l'édition à participation (C/A abusif).

T'as vu Lulu

Mais venons-en à Lulu. Sa demande d'introduction en bourse l'oblige à fournir aussi des chiffres de résultats tant financiers que quantitatifs. L'an dernier Lulu avec un chiffre d'affaire de 32 millions de dollars a fini avec une perte de 2 millions qu'il a équilibré en baissant ses investissements. C'est pour éviter le ralentissement de l'activité qu'il vise le marché boursier.

Ce champion de l'autoédition fait état de 1,1 millions d'auteurs inscrits sur son site. Lulu.com croît à la vitesse de plus de 200 000 nouveaux inscrits par an, principalement outre-Atlantique. Il a vendu 2,6 millions de livres en 2009. Impressionnant, n'est-ce pas !

Un gros bémol tout de même : ramené au nombre d'auteurs présents dans le catalogue cela ne fait jamais que 2,4 livres vendus par auteur en une année. De quoi fortement relativiser les succès de l'autoédition par le biais de ces sites en ligne !

L'autédition en ligne serait-elle un exutoire pour tous les recalés de l'édition traditionnelle ? C'est sûr dans la plupart des cas. Mais ce qui rassure, c'est que les écrivains se font plaisir sans débourser les sommes importantes réclamées par les éditeurs à compte d'auteur participatif, qu'ils obtiennent des résultats de diffusion sensiblement les mêmes qu'avec des prestataires indélicats. Avec l'impression à la demande, les invendus n'existent pas et personne ne gaspille vers le pilon le moindre gramme de papier.

 

 

loieplate - 22 mars 2010

Fermer