Mistral gagnant :
La stratégie éclair d’un nouvel auteur soupledur !

Y’en a qui traînent des années, d’éditeurs en éditeurs pour n’avoir jamais voulu modifier d'un iota leur texte. Fuyant cette approche rigide, Pascal C. procède à l'inverse. Souple dans ses baskets, il adapte son texte aux besoins des éditeurs, les intrigue et finit par plaire.

Voilà l'histoire:


Oui, c'est un polar local, comme tous ceux de la collection "Q… ?" (3 ans d'existence) au Editions du V…. C'est le 14ème de la série qui, a priori, fonctionne très bien ( + 3000 exemplaires pour certains titres). En fait, pour mettre un maximum de chances de mon côté, j'ai sciemment "rusé".
Initialement, mon histoire n'était volontairement située ni dans l'espace, ni dans le temps. Ainsi, je pouvais aborder tous les éditeurs régionaux en leur proposant une adaptation géographique "sur mesure". En dehors de certains éditeurs bretons qui ont considéré que "ça ne fonctionnait pas", les autres ont accepté de lire le manuscrit. Coup de chance pour moi, c'est le Val-d'Oise qui a dit oui. Ayant fait la même proposition à Marseille, en Lozère et autres, je m'en sors bien... Mes six semaines de boulot sur le terrain en "safari photo", ne se sont donc déroulés qu'à une trentaine de kilomètres de mon domicile : ouf !
Depuis, tous les gens qui le lisent me demandent si j'ai grandi à Argenteuil et combien de temps j'ai vécu là-bas! hi hi ! très amusant ! Bref, je considère que c'est le jeu et je m'y plie de bonne grâce.
L'auteur phare de la collection, Marie Claude D…, qui en est à son troisième roman, est déjà affranchie de cette contrainte. Elle a un lectorat et "un nom", donc, plus besoin. Moi, je suis un illustre inconnu et ce n'est certainement pas mon nom qui fera vendre aujourd'hui. Je préfère être édité en ajoutant "Argenteuil" à mon titre initial, que développer un ego surdimensionné qui renvoie mon manuscrit dans son tiroir... Je considère qu'en tant que débutant, il faut être "souple". Ce que l'éditeur a beaucoup apprécié.
C'est à l'auteur de se plier aux "cahier des charges" de l'éditeur, pas l'inverse.. (selon moi, en tout cas). Qu'à cela ne tienne, si c'est la règle... Mon "maître", Frédéric Dard dit San-Antonio, a commencé à Lyon, avec un tirage de 500 exemplaires aux éditions de Savoie. Il a fini sa carrière à 200 millions de livres vendus. A chaque jour, son étape...
Mon premier tirage est aussi de 500, et si ça marche, on retire par tranche de 500 tant qu'il y aura de la demande. Certaines librairies du Val-d'Oise en ont déjà commandé 50, d'entrée de jeu... Selon mon éditeur, sans ajouter de ville, un premier roman, chez eux, se vend à 300 exemplaires max. En y ajoutant un lieu identifié, on grimpe facilement à 1500 dès les premiers mois... A ce niveau-là, la question du bien fondé ne se pose plus, n'est-ce pas ? hi hi ! Je suis confiant pour la suite.
Quand l'écriture est une passion et qu'on ne triche pas, le reste est une question de temps et de travail. En concentrant toute son énergie dans un seul combat : "être lu", éditeurs et lecteurs le sentent et adhèrent...

Pascal

PS : En adaptant aux thèmes de ce mail, AUDACE donne Auteur Uniquement Décidé A Continuer l’Ecriture ;-)


L’avis de l’Oie : Cette stratégie n’est pas exportable partout. Elle ne marcherait pas pour de la poésie ou un roman intimiste. Elle montre qu’un auteur peut capter l’intérêt d’un éditeur moyennement emballé par une approche positive. Il comprend la ligne éditoriale de la collection et il accepte d’adapter son texte au contexte. Cette adaptabilité plaît à l’éditeur qui perçoit le futur pro chez ce débutant.

P. C.

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