Retour d'expérience d'un auteur en quête d'éditeur

Bonjour,
Comme le "Calcre" m'a été d'un grand secours pour les démarches de recherche d'éditeur, je pense qu'il est juste de vous faire parvenir un retour d'expérience afin de vous aider à affiner vos avis.

Le produit :

Création originale associant la poésie contemporaine et la photographie artistique : 96 pages. 53 photos noir et blanc, fournies en format numérisé très haute définition et 42 textes pré-tapés sur fichier Word. L'ensemble a été proposé sous forme maquetté mais cette forme a été refusée par les éditeurs ( je fais du maquettage, c'est pour cela que je leur avais proposé! Mais ils s'en foutent ). Le démarchage par plaquette de présentation format A5 à "l'américaine" comprenant une biographie détaillée, une note d'intention résumant l'ouvrage, des extraits (texte et image), une fiche technique du livre (nombre d'images, de texte …).

les contacts:

Toujours envoyé par la poste malgré les recommandations présentes sur les sites des éditeurs ou sur le "Calcre". Envois sous lettre classique avec des timbres de philatélie et coordonnées manuscrites. Un courrier était joint - le même pour tous - personnalisé par le nom de l'édition et du directeur littéraire. Les envois ont tous été fait le même jour, le 12/11/2007. Les maisons d'éditions ciblées (après un premier choix dans Audace et de longues réflexions et analyses de leur catalogue):

  • Edition Cré…, pas de réponse à ce jour
  • Che… édition, réponse après un mois sous forme de lettre type, refus non motivé.
  • Edition La Diff…, réponse par courrier 5 jour après. Lettre ultra personnalisée avec refus motivé (abandon de la ligne poésie/image par manque de marché), encouragements, conseils et adresse de confrères éventuellement intéressés.
  • Fil… édition, pas de réponse à ce jour.
  • Edition Le T… q… f…, réponse après 15 jour par mail, réponse très personnalisée avec refus motivé (abandon de l'édition de photo, pour l'instant, par manque de moyens financiers) et excuses de ne pouvoir éditer cet ouvrage.
  • Edition du C…, réponse par mail après une semaine, acceptation avec demande de renseignements supplémentaires (manuscrit complet, conditions de contrat, motivations). Contrat à compte d'éditeur, 500 ex pour commencer, pas d'exclusivité, 10% de droit d'auteur à partir du 300 ex, plan de communication/publicité et diffusion sur le national et l'international francophone.
    Editeur qui marche au coup de cœur, qui laisse toute latitude à l'auteur sur ses choix. Très bon contact, très bons échanges pour affiner les problèmes et les choix. Le contrat est signé 3 semaines après l'envoi du manuscrit à "l'américaine", il est chez l'imprimeur une semaine après la signature et il est prévu d'être distribué en librairie un mois après l'envoi à l'imprimeur. Une campagne de pub (ciblée et à son échelle) est prévue pour le lancement.

Total du temps entre le démarchage par courrier et la mise en rayon en librairie: 2 mois

Merci pour votre ouvrage qui est d'un grand aide. Longue vie à "L’Oie plate, ex- Calcre" !

J. C., ce mardi 11 décembre 2007 17:18

Cacardons !

Cette situation « presque idyllique » ne peut-être généralisée.
Le rapidité des réponses et la personnalisation de certaines tient à la qualité du travail expédié et au comportement professionnel de l‘auteur. Les éditeurs, même s’ils ne prennent pas, apprécient les deux. Ça leur change du tout-venant disqualifié pour cause d’insuffisance littéraire/suffisance mentale.

N’envoyez jamais de manuscrit formaté pour l’impression. Seuls les éditeurs peu sérieux et les guignols l'exigent. L’absence de réponse rapide de Cré… et Fil… ne préjuge de rien… si ce n’est de leur lenteur en cas d’avis favorable. Le coup de cœur implique une réactivité qui permet de griller sur le poteau la concurrence… et qui accélère le processus de fabrication et la mise sur le marché.

La niche économique du futur livre est si étroite que La Diff… l’a abandonnée. L’auteur le sait et accepte sans barguigner un contrat peu généreux. La probabilité que son mélange poésie/photo devienne un best sera infinimentésimale et il le sait. Ce qui compte c’est que son œuvre voit le jour.

Si la signature du contrat est compréhensible dans ce cas, l’auteur d’une œuvre grand public ne doit pas s’y conformer. Les droits d’auteur doivent toujours démarrer à partir du 1er exemplaire vendu !

RogerGaillard

© loieplate

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