Trouver son éditeur en 2 temps… et 15 ans !
Bonjour,
Juste un petit mot pour vous adresser mes plus sincères remerciements.
Je vous la fais courte :
1992 : Année sabbatique pour écrire, achat d'Audace, expédition manuscrit, mais échec, mon premier ouvrage est jeté de partout.
2005 : je reprends la plume et retravaille mon texte. Trois nouvelles versions verront le jour.
Mars 2006 : achat du dernier bottin « Audace » au salon du livre de Paris. Juin 2006 : expédition de mon premier roman + recueil humoristique de chroniques ciné à des éditeurs sélectionnés sur votre annuaire.
Septembre 2006 : Manuscrit du roman accepté aux Editions du V… , dénichées dans « Audace ».
Le précieux annuaire affiche un petit smiley : ils sont donc honnêtes : je fonce !
Octobre 2006 à janvier 2007 : Remaniement du texte et adaptation géographique. Je retravaille à une version 7, puis une huitième pour changer la fin. Le roman devient épisode pilote. Le concept sera décliné en série policière. Le tome 2 paraîtra à l'automne 2007.
1er mars 2007 : J'ai en main mon premier roman policier, paru à compte d'éditeur. Salons et dédicaces sont prévus tout au long de l'année pour le faire découvrir au public.
Sans « Audace », je n'aurais sans doute jamais connu l'existence des « éditions du V… ».
Tous les « grands » m'ayant évidemment jeté en quelques jours sans même l'ouvrir. En m'adressant à des « petits » et des « régionaux », j'ai pu enfin réaliser le rêve de ma vie : devenir auteur (j'ai 38 ans et j'écris depuis toujours). Quinze ans après mon premier échec et vingt-cinq après « mes premiers cahiers d'écoliers noircis la nuit avec une lampe de poche », j'y arrive enfin. L'équipe des « éditions du V… » est adorable et c'est un plaisir de bosser avec et pour eux.
Humains, honnêtes et enthousiastes, ils tranchent avec beaucoup d'éditeurs moins « ouverts » qu'on rencontre traditionnellement. Et croyez-moi, j'en ai contacté un paquet (plus de 75, pour les deux ouvrages). J'ai donc deux livres qui sortent en 2007, voire un troisième, vu que mes « chroniques ciné » sont toujours à l'étude. Vous avez été le premier maillon de la chaîne qui me permet aujourd'hui de démarrer, modestement mais concrètement, une grande aventure.
Sans premier maillon, la chaîne ne peut exister et prendre vie... Donc, à nouveau, merci pour votre formidable et salutaire travail qui permet aux inconnus comme moi d'éviter les pièges des escrocs et de dénicher l'éditeur qui fera la différence. Je sais que la route est longe et tortueuse, mais j'ai des bonnes chaussures et un moral d'acier.
De toute façon, l'écriture est la vraie passion de ma vie, donc la question ne se pose pas.
Tant qu'il y aura des personnes comme vous pour informer et aiguiller des gens comme moi, tous les rêves resteront possibles. Avec toute ma gratitude.
Signé : Pascal C…, Auteur débutant ravi ou AUDACE : Auteur Utilisateur De l'Annuaire Carrément Epatant, mars 2007
L’avis de l’Oie : Pascal C. sait donner du temps au temps, à l’obstination et au mûrissement. Il sait aussi utiliser notre audacieuse débroussailleuse. C’est ce qui manque aux jeunes auteurs pressés par leur ego surdimensionné. Savent-ils que le petit monde des lettres est féroce et qu’un démarrage sous l’étiquette « pigeon » d’un arnaqueur trop décrié met longtemps à s’effacer !
Vous retrouverez un autre témoignage de Pascal C… sur sa méthode de contact des éditeurs dans la rubrique « Cacardage Editeurs ». Même si elle n’est pas exportable pour tous, elle montre que l’auteur doit arriver à capter l’intérêt de l’éditeur moyennement emballé par les qualités du manuscrit par une approche positive. Il démontre ainsi qu’il a compris la ligne éditoriale du genre ou de la collection et qu’il est près à « adapter » son texte au contexte. Mais la méthode n’est pas transposable sur la poésie ou le roman intimiste.
P. C.
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