La Plomée plombait ses auteurs et ses imprimeursLe responsable des éditions guingampaises de La Plomée, apparues en 1995, a été condamné en avril 2008 pour abus de confiance, travail dissimulé et usage de chèques contrefaits. Les éditions de La Plomée (du nom de la fontaine de Gingamp) s’étaient spécialisées dans le livre régional et certains furent des succès. Elles ont publié une cinquantaine de titres d’une quarantaine d’écrivains régionaux. Tant que les ventes sont au rendez-vous, tout va bien. Hélas, après 2000, le déficit s’installe. L'éditeur trouve la parade : il ne paie plus ses imprimeurs, ni ses auteurs. Ils finissent par saisir la justice. Celle-ci va découvrir que l’éditeur n’était pas inscrit au registre du commerce échappant ainsi au fisc. Il utilisait l’association « Les Amis bretons du livre » pour dissimuler son activité. Il est renvoyé devant le TGI pour abus de confiance, usage de chèques contrefaits ou falsifiés et exécution d’un travail dissimulé. Vingt-quatre auteurs et imprimeurs se sont portés partie civile.
Si la plupart des auteurs réclament moins de 1 000 euros de dommages et intérêts les préjudices des imprimeurs vont bien au-delà. L’éditeur déclare « Je suis fautif à 200 % et ces gens doivent être remboursés. J’ai fait preuve de négligence ». Le tribunal lui donne raison et le condamne à un an de prison avec sursis, 5 ans d’interdiction de chéquier, 5 ans d’interdiction d’exercer le profession d’éditeur. Le plombeur plombé devra indemniser les plaignants à concurrence de 41 400 euros.
© loieplate - 2008 |