Réponse longue

Question 1 : Comment évaluer la véracité d’un éditeur qui se dit « découvreur » dans Audace et quelles en sont les conséquences pour l’écrivain ?

Un éditeur découvreur (qui se dit ou à une image de découvreur dans le commentaire des fiches Audace est un éditeur qui publie des auteurs n’ayant jamais publié. Il en existe 3 types :

• 1 : C’est un éditeur à C/E qui a déjà de la bouteille et qui ne souhaite pas se laisser enfermer dans le réseau des connaissances-relations, c’est-à-dire les auteurs « maison » (liés par le droit de préférence), le carnet d’adresse et celui de l’entourage professionnel (directeur littéraire, directeur de collections, milieu relationnel…). Son catalogue reflète une ligne et une rigueur littéraire bien arrêtée. Cette attention aux nouveaux textes permet d’insuffler – à petite dose – du sang neuf dans son catalogue sans pertes financières.
Etre découvert par ce type de maison à un sens très fort pour l’auteur inconnu/débutant. Le nouveau venu entre dans un catalogue cohérent entouré par bon nombre d’auteurs confirmés. Toutes proportions gardées, l’auteur entre dans le milieu littéraire (ou l’un de ses strates) par la grande porte.
Dans la fiche Audace, cette catégorie de maison, quelle qu’en soit la taille, se repère à partir de plusieurs données outre le commentaire : la date de création (+ de 5 ans), un nombre de manuscrits reçus important et un nombre d’auteurs « inc/deb » très faible par rapport à la production annuelle et faible par rapport à la variable « auteurs nouveaux ».

• 2 : C’est un nouvel éditeur à C/E. Il est en voie de constitution de son catalogue : son réseau relationnel est encore embryonnaire et il compte sur les manuscrits tout-venant pour l’étoffer. Ses critères littéraires peuvent être aussi rigoureux que l’éditeur installé. L’aspect rentabilité est moins décisionnaire.
Etre « découvert » n’a pas la même incidence au départ. Ce n’est plus la grande porte, mais c’est aussi une entrée dans le milieu et plus le catalogue de la maison sera cohérent plus l’auteur sera valorisé. Ses chances de devenir auteur « maison » voire un pilier de la maison sont élevées.
Dans Audace, ces éditeurs se recrutent parmi les petits (P sur la fiche) et les moyens (M) crées depuis moins de 5 ans avec un nombre d’auteurs « inc/deb » représentant moins de la moitié des « auteurs nouveaux ». Lorsque ce nombre est supérieur à la moitié des « auteurs nouveaux », on peut penser que l’éditeur découvreur a des critères de choix trop laxistes et que la cohérence de son catalogue va s’en ressentir.

• 3 : C’est un éditeur à double casquette (C/E, C/A) ou un prestataire spécialisé dans le C/A. Ses critères littéraires sont quasiment faibles voire inexistants dans le cas d’une offre de publication à C/A. Les critères ont un sens variable dans le cas d’une publication à C/E ou la relation auteur-éditeur a de fortes chances d’être biaisée par des raisons annexes : l’auteur publié sert de caution littéraire (la qualité littéraire est bien présente) ou il s’agit d’un « renvoi d’ascenseur » dans lequel la qualité joue un rôle minoritaire.
Etre découvert n’a aucun sens dans un contrat à C/A ou d’un C/E pour « renvoi d’ascenseur ». Une édition pour «caution littéraire » implique une valeur littéraire bien réelle, mais l’auteur devra éviter d'abuser des louanges sur la maison sous peine de passer pour le rabatteur maison. 
Dans Audace, l’une des figurines fait la gueule (C/A) avec le % de contrats concernés. Le nombre d’auteur « Inc/deb » est très important par rapport aux « auteurs nouveaux » et la production annuelle. Etre publié à C/A permet d’intégrer le milieu des auteurs mais pas le Milieu littéraire. Les auteurs confirmés se chargent, la plupart du temps, de le faire sentir au nouveau venu. Pour eux, il a fauté en publiant trop vite.
.

 

Fermer