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L'Oie plate vous délivre ici quelques
conseils pratiques à ne pas négliger pour éviter les principaux écueils de
l'édition.
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Une pleine page pour vous expliquer
comment cibler et démarcher les éditeurs, de la préparation de votre manuscrit à
son envoi. Mais aussi pour évoquer certaines précautions et garanties à prendre
avant de signer votre contrat. En cas de litige avec un éditeur, vous
saurez comment réagir
!
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Envoi du
manuscrit | Signature d'un contrat | En cas de
litige
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NB : Tous les ouvrages cités dans cette section sont des
publications de l'Oie plate ou du Calcre. Les numéros d'Ecrire&Editer sont en vente sur le site de Cose-calcre |
L'
ENVOI D'UN MANUSCRIT AUX ÉDITEURS
Présentez votre manuscrit correctement révisé et aux
normes. Votre manuscrit doit être un tapuscrit mais il n'est pas
nécessaire de joindre d'emblée une disquette ou un CD. [Lire les conseils d'Audace]
Si vous avez des doutes sur les qualités intrinsèques de
votre texte, si vous recherchez des avis professionnels non complaisants, faites
appel à un Conseiller Littéraire. Mais sachez que ce n'est pas gratuit.
Cose-Calcre propose à ses adhérents une poignée de conseillers qui partage son
éthique sur l'édition et sur le respect de l'auteur.
Photocopiez votre manuscrit en plusieurs exemplaires
(entre 5 et 15). Faites aussi 5 à 10 exemplaires d'extraits (1er
chapitre si c'est un roman, un récit, un essai - quelques poèmes ou une nouvelle
si c'est un recueil). Conservez précieusement l'original.
Protégez votre manuscrit pour vous prémunir contre
tout plagiat. Audace traite succinctement des moyens de protection
des manuscrits. [Lire les conseils d'Audace] En revanche, si vous
voulez tout savoir sur le plagiat, tout connaître sur les moyens de protégé les
oeuvres, y compris les oeuvres électroniques, procurez-vous 150 questions sur l'Édition.
Rédigez une lettre
d'accompagnement sobre et neutre. [Lire les conseils d'Audace] Sélectionnez les éditeurs
les plus proches de votre texte, en terme de genre, sous-genre et style. Vous
devez donc impérativement connaître les éditeurs et leurs publications
afin de ne pas envoyer au hasard votre manuscrit. Si vous disposez
d'informations directes sur certains éditeurs, c'est que vous êtes, peu ou prou,
introduit dans le milieu. Tant mieux pour vous. Dans le cas contraire, vous
devez vous procurer Audace. Cet ouvrage répond en effet à toutes les
questions que se posent les auteurs sur les éditeurs et l'édition. Il propose en
prime une stratégie de démarchage qui ne fait intervenir l'édition à
compte d'auteur qu'en dernier recours.
Dès que vous avez sélectionné 5 ou
10 éditeurs potentiels, vérifiez plus en détail leur production en lisant
(ou en vous documentant sur) leurs nouveautés en librairie ou dans une bibliothèque. Si l'éditeur est
petit ou mal diffusé en librairie, vous pouvez aussi lui demander son catalogue
et lui commander un ou deux livres. Vous pouvez aussi visiter son stand sur les
salons mais vous ne devez pas profiter de cette occasion pour lui refiler en
douce votre manuscrit (il aurait toutes les chances de l'égarer lors du remballage). Ainsi, vous ne serez plus tout à fait un inconnu
ou un importun lorsque vous lui soumettrez votre manuscrit.
L'auteur peut déposer au secrétariat de l'éditeur
proche de chez lui son manuscrit en échange d'un reçu. Expédiez votre manuscrit
ou simplement des extraits si l'éditeur le précise. Si vous souhaitez être sûr
de récupérer la copie, joignez une enveloppe affranchie pour les frais de
réexpédition.
Expédiez votre texte à plusieurs
éditeurs à la fois afin de gagner du temps (les délais de réponse
sont parfois très longs). Tenez un planning suivi de vos envois. Relancez
par écrit ou par téléphone tout éditeur qui a dépassé la date de réponse qu'il
déclare dans Audace ou, si aucune date n'est précisée, après 3 mois révolus.
Le démarchage à l'Américaine
correspond à l'envoi d'extraits ou d'un synopsis, d'une lettre
d'intention de plan ou de projet. Cette méthode permet d'une part aux auteurs
d'économiser des frais de photocopie et d'envoi. Et d'autre part aux
éditeurs de réduire les manipulations fastidieuses et de réaliser des économies
de frais de retour dans la mesure où un synopsis ne se retourne pas, l'éditeur
n'envoyant dans ce cas qu'une lettre de refus. Si l'éditeur vous réclame votre
manuscrit complet, c'est que son intérêt a été éveillé par l'extrait.
Vous n'êtes plus alors l'auteur " Lambda ", votre manuscrit n'est plus un "
manuscrit sauvage ". Ensuite, dans le cas malheureux d'un refus, l'éditeur doit
normalement vous retourner votre manuscrit à ses frais - même s'il déclare ne
pas le faire dans Audace. Car c'est bien lui qui l'a réclamé !
La lettre de refus est une lettre qui, même si elle
semble personnalisée, ne donne que des arguments généraux et
passe-partout pour refuser votre texte. Les arguments les plus souvent
invoqués sont : " ne correspond par à l'esprit de la maison, ne peut s'insérer
dans nos collections, notre programme est complet, le manuscrit à des défauts ou
des faiblesses " sans préciser lesquelles, etc.
Une lettre de refus personnalisée est
une lettre dans laquelle l'auteur retrouve des éléments très précis prouvant que
son manuscrit à bien été lu et critiqué. Après une lettre de refus
personnalisée, évitez absolument d'ergoter, de demander des explications
supplémentaires. Les courriers de " pinailleurs " incitent les éditeurs à faire
des réponses types.
Les
comités de lecture : Leur rôle réel et leur rôle symbolique - les
critères de sélection - leur fonctionnement : du déballage à la lecture
approfondie, en passant par l'écrémage, etc. [Lire les conseils d'Audace] Pour tout savoir sur les
comités, y compris la soumission et les réponses par Internet, lisez les
Comités de lecture de Pauline Morfouace, (voir le catalogue ou le bon
de commande.
La stratégie actuelle
du débutant
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La stratégie
AUDACE
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Haut | Envoi du
manuscrit | Signature d'un contrat |
En cas de litige
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AVANT
DE SIGNER UN CONTRAT Pensez à vous documenter sur la loi sur la propriété
littéraire et artistique et sur les contrats d'édition avant
d'être confronté à un éditeur.
Dans tous les cas de figures, nous vous
conseillons d'ouvrir une chemise au nom de l'éditeur et d'y glissez tous les
doubles des courriers et contrats que vous échangerez. Faites
systématiquement un double de vos courriers et confirmez par courrier toute
promesse verbale qui vous semble importante, ainsi que tout élément qui
viendra en retrait ou en apport des termes du contrat que vous avez signé.
I er cas : il s'agit d'un
Éditeur" normal "
Sachez qu'un éditeur normal est un
professionnel qui prend à sa charge la totalité du risque éditorial. Il
vous fait signer un contrat d'édition dit " à compte d'éditeur " dans lequel il
doit vous verser un pourcentage sur les ventes dès le premier exemplaire vendu,
en échange de la cession des droits d'exploitation de votre oeuvre. Ce
pourcentage doit être calculé sur le prix public. Le risque éditorial pris par
l'éditeur constitue une garantie pour l'auteur. Les conflits les plus
fréquemment rencontrés sont liés au paiement des droits et au contrôle des
ventes.
Si un éditeur vous convoque dans ses bureaux, ne signez jamais
sur place. S'il insiste lourdement, vous fait du chantage, refuse de "
laisser sortir " son contrat : attention danger ! Demandez quelques jours de
réflexion. Profitez alors de ce délai pour prendre conseil auprès d'un avocat
spécialiste du droit d'auteur ou d'un syndicat d'écrivains, histoire
de ne pas signer n'importe quoi. L'Oie plate propose également des analyses personnalisés pour quelques dizaines d'euros. Il faut pour cela expédier une copie du contrat et de tous les
courriers contractuels.
Lors de la rencontre avec un éditeur ou son
directeur littéraire, restez résolument pratique. Parlez contrat, marché
potentiel, plan de lancement, pourcentage des droits d'auteurs, montant de
l'à-valoir, date de parution, prix public envisagé, moyens de diffusion,
promotion, etc. Abordez aussi les résultats passés : meilleures ventes,
ventes moyennes dans la catégorie du livre, vend-il les droits annexes à des
tiers, à l'étranger, a-t-il les moyens d'exploiter ou de rechercher des tiers
pour exploiter les droits audiovisuels, etc. Mais n'abordez surtout pas des
questions purement littéraires, sauf si l'éditeur évoque des corrections ou
améliorations à apporter au texte et qui sont, selon lui, un préalable au
contrat définitif.
Si l'éditeur vous demande de l'argent, ce n'est plus
un C/E mais de l'arnaque à compte d'auteur ! [ voir IIIème cas ]
Si un
éditeur vous expédie un contrat par la poste, prenez également conseil.
Pour info, un éditeur " à compte d'éditeur " est plutôt laconique dans
ses courriers pré-contractuels.
II ème cas : il s'agit d'un Éditeur à Compte
d'Auteur
Sachez qu'un éditeur à compte d'auteur n'est pas un
éditeur stricto sensu mais un prestataire de services. L'auteur devient
un client, un "consommateur de services éditoriaux". L'éditeur à compte d'auteur n'assume pas le risque éditorial. En
contrepartie, l'auteur ne lui cède pas ses droits. Il reste le propriétaire du
tirage et reçoit la majeure partie du produit des ventes.
Si l'éditeur à
C/A vous convoque dans ses bureaux, même remarques que pour l'éditeur normal.
Nous vous invitons en outre à prendre connaissance de ce que dit Audace
de cet éditeur. S'il n'est pas dans Audace, écrivez à L'Oie plate pour savoir
s'il le connaît.
L'éditeur vous écrit pour vous exposer votre future
édition, vous proposer les services qu'il mettra en place contre une
rémunération. Cette lettre sera contractuelle au même titre que le futur
contrat. Si dans cette lettre, des points sont obscurs (la diffusion reste
vague, le lancement n'est pas évoqué, etc.), vous devez alors impérativement
exiger des précisions par courrier, avant de demander l'envoi du
contrat.
Toute note de lecture ou avis favorable sur votre manuscrit
doivent être considérés comme sans valeur puisque c'est d'abord votre capacité à
financer la publication qui intéresse le prestataire. La note de lecture
favorable doit être considérée comme un élément commercial destiné à vous
inciter à signer le contrat... et celui-ci peut-être trompeur.
Même avec
un éditeur conseillé par Audace : - Pensez à vous procurer
chez l'éditeur ou par le biais d'un libraire, s'il prétend diffuser en librairie
(à qui vous demanderez s'il travaille régulièrement avec cette maison), un
ouvrage semblable à ce que sera votre futur livre. - Pensez à faire
vérifier votre contrat (il arrive que des prestataires conseillés par Audace
changent de formulation entre deux versions de l'annuaire Audace et sans
nous avertir).
Surveillez pas-à-pas votre édition. En tant que
maître d'ouvrage (c'est vous qui payez !), vous devez exiger du maître
d'oeuvre (l'entrepreneur de livres) qu'il justifie
intégralement tous les services qu'il vous a proposés et pour lesquels il sera rémunéré.
III ème cas : il s'agit d'un
Éditeur" bâtard "
L'éditeur prétend ne pas faire d'édition à compte d'auteur mais
exige de vous une contrepartie financière ou un travail. Vous êtes en présence
d'une proposition abusive. L'éditeur joue de sa position dominante et/ou
de la vanité de certains auteurs pour s'octroyer tous les droits et limiter ses
risques.
Les pratiques abusives sont les suivantes :
-
Il vous demande un dessous de table (de l'argent liquide sans reçu).
- Il mentionne dans son
contrat le versement d'une somme non remboursable, et présentée comme une aide
destinée à faciliter la publication.
- L'éditeur vous oblige à
acheter au prix fort une fraction du tirage.
- Il exige un prêt
remboursable sur les ventes (Normalement, les prêts font l'objet d'un échéancier de remboursement avec intérêts. Ils sont toujours indépendants du résultat auxquels ils concourent).
- Il demande que la composition de la
maquette ou que la campagne de publicité soient payées par
l'auteur.
- Il exige que vous trouviez 100 souscripteurs car sinon
il ne signe pas le contrat, sauf si vous complétez avec vos propres
deniers.
- Il ne vous donne des droits d'auteur qu'à partir du
moment où il a couvert ses frais.
Toutes ces options transforment un
contrat d'édition " à compte d'éditeur " en un contrat bâtard et abusif.
La " bâtardise " peut aller du compte d'auteur complet au compte d'éditeur
limite, en passant par le compte d'éditeur à participation réelle. Ne signez pas
de tels contrats sans avoir pris conseil auprès d'un avocat spécialisé, d'un syndicat d'auteurs, de Cose-Calcre ou de L'Oie plate).
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manuscrit | Signature d'un contrat |
En cas de litige
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QUE FAIRE EN CAS
DE LITIGE AVEC UN ÉDITEUR, CONTACTEZ L'OIE PLATE !
L'Oie plate
propose les services suivants : - Analyse/Conseil sur une proposition de contrat, - Assistance lors d'une exécution de
contrat, - Aide à la Préparation de Dossiers Judiciaires et suivi des
assignations et des plaintes. - Conseils et Informations complémentaires : L'Oie plate répond à des questions précises sur l'édition, les revues, les concours,
les conseillers littéraires, les imprimeurs, etc.
Le
détail et les coûts des prestations se trouvent ICI
Tous les courriers " délicats " sont traités par des réponses personnalisées.
Toutes les demandes classiques, pour lesquelles il existe une réponse dans une
des publications de notre catalogue ou dans celui de Cose-Calcre, seront renvoyées vers celle-ci. Voici
néanmoins quelques tuyaux pour faciliter et accélérer les
choses.
- Rappeler la date ou les références du dernier
courrier lors des échanges.
- Joindre à votre demande d'information
un timbre pour la réponse.
- Sur une
réponse personnelle, toujours rappeler le nom de celui qui vous a répondu ou qui
suit votre dossier.
- Si vous demandez un avis sur un éditeur,
soyez précis et fournissez une copie de son contrat et des lettres
pré-contractuelles..
- Si vous demandez un avis sur un éditeur sans
vouloir le nommer ni fournir ses coordonnées, vous n'aurez pas de réponse.
- L'analyse d'un contrat ou le suivi d'un dossier de litige font l'objet d'une convention tarifée entre l'Oie plate et l'auteur.
- En cas de litige avec un éditeur, fournissez toujours un
dossier complet (lettres pré et post contractuelles, contrat, relevé de droits
d'auteur, double de vos lettres, publicité, exemplaire de l'ouvrage même
défraîchit et une lettre motivant clairement vos critiques, les promesses et les
manquements que vous lui reprochez.)
- Les pièces du dossier
doivent être classées dans l'ordre chronologique croissant et insérées dans une
sous-chemise. Évitez de les numéroter. Les photocopies doivent être
lisibles.
- L'Oie plate ne vous
conseillera un solution en justice et/ou avocat que si elle estime le grief établi et
solide.
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